Bubulle

Le blog de Bubulle, le poisson noir misanthrope et Léviathon.

10/16/2004

L'humanité mérite-t-elle d'être engloutie?

En effet. Parfois, je me demande si ce n'est pas un geste d'une grande humanité que d'engloutir l'humanité. Ces ridicules êtres gesticulant vainement dans tous les sens, ne cessant de se plaindre et qui courent à leur perte qui sera affreuse et inévitable.Par exemple, je parlais un jour d'engloutir le Pakistan. Dans un tel pays, les gens vivent dans des conditions misérables. Le plus
marrant étant qu'ils destinent à leur progéniture une situation encore pire car plus nombreuse avec des ressources raréfiées. Franchement, ça ne pourra pas tenir trop longtemps : alors est-ce que je serai pas trop gentil d'abréger leurs souffrances? Et est-ce que je ne pourrai pas attendre l'effondrement social de ces pays d'Asie plutôt que de me fatiguer à les engloutir?...


À côté du Pakistan se trouve un cancer bien plus grand et affreux, l'Inde. Monstrueux. Tellement énorme que si j'étripais massivement ses habitants, il y aurait assez de sang pour m'en faire une piscine géante, à moi Léviathon. Bref.Rappelez-vous : en Inde, l'explosion d'une usine chimique il y a vingt ans avait provoqué une ponction, hélas bien trop infime, sur la population loqueteuse du pays. Ce que vous savez moins, c'est qu'au quotidien des paysans sont intoxiqués par les pesticides qu'ils sont par ailleurs bien obligé d'employer pour augmenter les rendements d'une agriculture qui doit nourrir une population démesurée et de plus en plus importante (si je voulais emprunter un terme cher à la terminologie jeufienne, je dirais que les
Indiens se reproduisent comme des doryphores : même psychologie. Il y eu bien Indira Gandhi qui voulut instaurer un programme contrôle des naissances : il ne toucha pas même dix millions de personnes, soit presque rien sur cette population; on dit qu'il y a eu des excès de zèle...et l'on pousse des grands cris d'indignation lorsqu'on évoque cette politique). Ou bien encore, il
est arrivé que certaines familles surendettées se soient rendus chez le représentant de la multinationnale leur vendant ces pesticides, afin de se suicider sous leur yeux en les buvant, pour leur communiquer leur désarroi concernant leur situation financière.

Vous l'avez compris : les populations asiatiques ont peu de chance de sortir entières du pétrin gluant dans lequel elles sont enfoncées jusqu'au menton. Finalement, pas besoin de d'engloutissement; pas besoin de Bhopal : l'enfer, c'est les autres bien
tassés. Et Monsanto.